Légiférer selon ses désirs
Louanges à Allah (swt) et Salutations au Prophète Muhammad (saw).
Vois-tu celui qui prend sa propre passion pour divinité ? Allah l’égare sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue. Qui donc peut le guider auprès d’Allah ? Ne vous rappelez-vous donc pas? Surah Jathiyah (45) verset 23
Le scandale Epstein n’a pas fini de nous révéler ses secrets: des pages ont été corrigées, des noms enlevés; il est clair qu’il ne s’agit que du bout de l’iceberg. Plus profondément, les origines de ce scandale ont une relation directe avec le système politique en place, celui qui ne reconnaît pas au Créateur Suprême le droit de légiférer.
Il s’agit de la démocratie, idéologie imparfaite, issue du cerveau de l’homme. Affirmer que celui qui ne rejette pas la démocratie ne croit pas en Allah pourrait choquer. Pour tirer des conclusions sur un sujet, il faut d'abord en comprendre la véritable nature. Or, le terme « démocratie » n'apparaît ni dans le Qur’an, ni dans la Sunnah, ni dans les enseignements des Salaf Salih. Sa définition doit donc être comprise selon la manière dont ses adeptes la définissent et la pratiquent.
En termes simples, c'est un système où le peuple détient le pouvoir et légifère. L'idée générale, le concept même de démocratie, est la même dans tous les pays qui adoptent ce système imparfait: l'autorité législative appartient au peuple plutôt qu'à Allah (swt).
La démocratie signifie donc le pouvoir du peuple. Le peuple gouverne, le peuple légifère. Que cette législation et ces pouvoirs soient exercés directement par les masses ou par la majorité, ou par des représentants élus et nommés pour accomplir ce travail ingrat, comme c'est le cas dans les parlements, cela ne change rien. Le principe fondamental demeure le même: Allah (swt) n’y pas de place.
Le Qur’an est supérieur à toutes les Écritures antérieures. Allah (swt) nous informe que le Qur’an prévaut sur les Écritures antérieures, les abroge et détient l'autorité suprême sur elles. Le Qur’an, la loi d'Allah (swt), à l'autorité ultime sur les Écritures qu'Il a révélées à l'origine. Si le Qur’an prévaut sur les Écritures antérieures, comment les désirs humains pourraient-ils prétendre avoir autorité sur lui?
L'adhésion à la démocratie prive la loi d'Allah de son autorité suprême et la place entre les mains des hommes. Elle érige les désirs humains en loi suprême. La plupart des musulmans ne placeraient jamais aucun objet ni livre sur le Qur’an. Pas même un recueil de hadiths. Et ce, par respect pour la parole d'Allah (swt). Accepter la démocratie et l'idée d'une législation humaine qui contredit les lois d'Allah revient à placer un livre impur sur le Qur’an.
Dans les nations laïques comme dans les nations démocratiques, les désirs du peuple ont la plus haute autorité. La démocratie proclame le peuple législateur suprême, au lieu d'Allah (swt). C'est pourquoi les lois humaines, dans les systèmes démocratiques, sont chaotiques et instables. La loi humaine se plie aux désirs. Lorsqu'elle est faite par des humains, elle se plie à leurs désirs et peut être encline à l'injustice. La prévalence de l’indécence et de l’immoralité, par exemple, découle du choix libertaire de l’homme.
Les lois d'Allah sont parfaites, justes et inébranlables. Les mêmes lois détaillées qu'Allah (swt) nous a ordonné de suivre il y a quatorze siècles sont toujours parfaitement adaptées à l'humanité aujourd'hui, car le Créateur sait mieux que quiconque quelles lois conviennent à Sa création, et la création ignore ce qui lui convient.
Allah ordonne à son Messager de juger entre eux selon ce qu'Allah a révélé. Allah s'adresse à son Messager, et chaque croyant est concerné par cet ordre.
Et ceux qui ne jugent d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des kafirouns (les mécréants). Surah al Maidah (5) verset 44
Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des zalimoun (injustes). Surah Al Maida (5) verset 45
Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des fasiqoun (des pervers). Surah Al Maida (5) verset 47
Ceux qui suivent la démocratie et y croient contredisent ces versets. S'ils ne l'expriment pas verbalement, cela reflète leur véritable nature, et leurs actes le confirment.
La démocratie, la laïcité et les idéologies apparentées qui placent le désir humain au-dessus de la guidance d'Allah (swt) ne s'arrêtent pas là. Allah (swt) n'a laissé aucune place au doute. Ceux qui suivent la religion de la démocratie au sein de cette Ummah l'ont érigée en seigneur à la place d'Allah (swt).
La démocratie est devenue l'une des plus grandes idoles de notre époque. Voyons ce qu’Allah (swt) affirme concernant les Yahood et les Nasarah :
Ils (les juifs et les chrétiens) ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Messie, fils de Maryam, comme seigneurs en dehors d’Allah alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu Unique. Surah At tawbah (9) verset 31
Les Yahood et les Nasarah n'ont pas adoré leurs rabbins et leurs moines en se prosternant devant eux. Ils ne leur ont pas adressé d'invocations. Ils ne leur ont pas offert de sacrifice. Ils les adoraient, comme Allah (swt) le dit, en leur obéissant sur des sujets qu'ils légiféraient, allant à l'encontre de la législation d'Allah (swt). Ils suivaient leurs rabbins et leurs moines lorsqu'ils élaboraient des lois déclarant licites ce qu'Allah (swt) n'avait pas permis, et ils leur obéissaient, interdisant ce qu'Allah (swt) n'avait pas autorisé, en obéissant à leurs rabbins et à leurs moines sur ces mêmes lois. Ils les considéraient en réalité comme des seigneurs en dehors d'Allah (swt), c'est pourquoi Allah (swt) dit qu'ils prenaient leurs moines et leurs rabbins pour seigneurs en dehors de Lui.
De même, obéir à la démocratie revient à la prendre pour seigneur et à l'adorer. Le fondement indiscutable de la démocratie est que le droit de légiférer est donné aux êtres humains, au peuple lui-même. On les érige en source de loi et en autorité législative suprême. C'est attribuer à la création un droit qui appartient exclusivement à Allah (swt).
La démocratie est une idole moderne que certains vénèrent et elle va à l'encontre de l'essence même de l'Islam. Elle contredit le but pour lequel nous avons été créés, soit la soumission et l'obéissance aux lois d'Allah (swt). Un système comme la démocratie, qui place la législation humaine au-dessus de la loi d'Allah (swt), a outrepassé ses limites.
Quiconque ne rejette pas ou ne se dissocie pas de cela n'a pas véritablement cru en Allah (swt). La démocratie contredit le Qur’an et la Sunnah. Et même lorsqu'elle adopte certaines règles qui y figurent, son fondement n'est pas la soumission à Allah. Elle les accepte parce qu'elles correspondent à sa conception de la démocratie et de la laïcité. Elle n'autorise que ce que veulent les masses.
Ils ne s'appuient pas sur le Qur’an et la Sunna parce qu'ils sont sacrés, pas parce qu'Allah (swt) l'a ordonné, mais parce que le peuple le veut, parce que le public l'approuve, parce que le parlement et les représentants y consentent, parce que cela est conforme à leur constitution. Allah (swt) sait mieux que nous.
Qu’Allah nous aide et nous guide.