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Stand for Dr Aafia Siddiqui

Louanges à Allah (swt) et Salutations au Prophète Muhammad (saw). 

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, car vous ordonnez le Ma’rouf (le bien), interdisez le Mounkar (le mal) et croyez en Allah.  Surah A’li Imraan (3) verset 110

Les croyants et les croyantes sont les alliés les uns des autres. Ils ordonnent le Ma’rouf (le bien) et interdisent le Mounkar (mal).  Surah Tawbah (9) verset 71 

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation Stand for Dr Aafia, menée par l’ONG Flag, du 9 au 19 mai, avec la présence chez nous de la Dr Fowzia Siddiqui, éminente neurologue et la sœur d’Aafia ainsi que Moazzam Begg, ancien détenu de Guantanamo et directeur de Cage,  il est opportun de revenir sur le cas de la Dr Aafia Siddiqui, condamnée à 86 ans de prison par la justice des infidèles et incarcérée à la prison de Carswell au Texas.   

Se taire, face à la torture et l’oppression, que subissent la Dr Aafia Siddiqui, en Amérique,  Marwan Barghouti et le Dr Hussam Abu Safiya, en Israël, ou encore ces centaines de prisonniers d’opinion en Arabie Saoudite, en Egypte ou en Jordanie; se taire face  à l’injustice, c’est être complice des oppresseurs, car Allah (swt) exige des Musulmans qu’ils soient des défenseurs de la justice, Lui-Même étant Al Aadil, Celui qui est Juste.

Cela fait 24 longues années, que la Dr Aafia Siddiqui, neuroscientifique pakistanaise, brillante érudite de Harvard, est en prison, injustement condamnée pour terrorisme. 

Les humains que nous prétendons être ne peuvent adopter l’apathie face aux conditions dans lesquelles la Dr Aafia Siddiqui est injustement incarcérée dans une prison américaine, où la justice chancelante des humains l’a condamnée à 86 ans de prison. Kidnappée en 2003 à Karachi avec ses trois enfants, dont le dernier, Suleyman, n’était âgé  que de 6 mois à l’époque et dont on n’a plus retrouvé de trace jusqu’ici, la neuro-scientiste fut détenue, par l’armée américaine dans la prison obscure de Bagram, en Afghanistan. Après 24 ans en prison, Aafia n’est plus que l’ombre d’elle-même, ne pouvant plus communiquer clairement, encore moins reconnaître ses proches. 

La haine certes s’est manifestée sur leur bouche.  Ce que leur poitrine cache est encore plus énorme. Voilà que nous vous exposons les Ayats. Si vous pouviez raisonner.  Surah A’li Imraan (3) verset 118

Une brillante intellectuelle   

Née en mars 1972, Aafia est une brillante intellectuelle. Mère de trois enfants, elle détient un doctorat en éducation. Elle est une neuro-scientiste, travaillant dans le domaine de l’enfance. Au terme d'une série d'injustices les unes les plus criantes que les autres et des violations de ses droits les plus basiques, elle est devenue 'la femme Musulmane la plus opprimée du monde'.

O vous qui croyez ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l’ordonne, fut-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents.  Surah An Nisaa ( 4) verset 135 

Parmi les devoirs qu'Allah nous a confiés figure celui de transmettre la vérité au peuple et de ne jamais la dissimuler. Nous devons parler avec honnêteté des réalités qu'Allah nous a ordonné d'aborder. C'est un amanah, un dépôt. Car le silence face à l'injustice est une trahison et dissimuler la vérité lorsque l’Ummah souffre est un abandon.

En vérité, notre deen nous commande de nous tenir aux côtés des opprimés, de les soutenir et de lutter sans relâche pour la libération de ceux qui sont injustement retenus captifs. Depuis ses origines, notre Ummah s'est distinguée par sa sollicitude envers chaque âme vulnérable: l'orphelin, le nécessiteux, le voyageur, le malade, la personne âgée – et le captif privé de sa liberté, réduit au silence et dont le sort est souvent oublié.

C'est une religion dont les enseignements insistent sur le soulagement de la détresse de celui qui souffre et l'apaisement de la douleur et du chagrin de celui qui est affligé. Lorsque le captif demeure derrière les barreaux tandis que ses frères dorment dans le confort; lorsque sa famille pleure dans la solitude, invisible et inaudible; lorsque l'oppresseur renforce son emprise tandis que l’Ummah relâche sa sollicitude, les liens de fraternité s'affaiblissent et les piliers de solidarité qui soutenaient jadis cette Ummah commencent à vaciller.

Lorsque l’Ummah du Prophète (saw) néglige ces valeurs et manque à ses principes, même partiellement, le captif souffre non seulement des chaînes qui entravent ses mains et ses pieds, mais aussi de la solitude de l'abandon, de la douleur de croire que l’Ummah l'a oublié. 

Un devoir de foi

C'est pourquoi il nous incombe – un devoir de foi, un devoir d'honneur, un devoir d'humanité – de nous souvenir de nos captifs, de soutenir leurs familles, de plaider pour leur liberté et de nous opposer fermement à toute forme d'injustice. Tant qu'un seul musulman opprimé demeure enchaîné, l’Ummah toute entière partage sa souffrance; et tant que nous défendons sa cause, Allah défendra la nôtre. 

Lorsque l’Ummah semble lointaine, les oppresseurs gagnent en audace –nos captifs, injustement détenus par des régimes tyranniques, se tournent vers leurs frères et sœurs musulmans avec espoir. Ils ont des droits sur nous, des droits reconnus non seulement par la morale, mais aussi par la révélation elle-même. Car le Messager d'Allah (saw) nous a ordonné avec clarté et urgence :

Nourrissez les affamés, visitez les malades et libérez les captifs. 

Les croyants et les croyantes sont les alliés les uns des autres. Ils ordonnent le Ma’rouf (le bien) et interdisent le Mounkar (mal).  Surah Tawbah (9) verset 71

En tant que membres d’une fraternité unique, il est de notre devoir de prendre conscience des conditions atroces dans lesquelles notre sœur Aafia est détenue et les persécutions qu’elle a subies et continue de subir, notamment l’extraction forcée de ses dents, le supplice aux mains de codétenues, et les agressions sexuelles répétées allant jusqu’au viol. 

O vous qui croyez ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l’ordonne, fut-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents.  Surah An Nisaa ( 4) verset 135

Le calvaire d'Aafia n'a que trop duré. Notre conviction de musulman nous impose de nous engager pour qu’elle soit libérée. 

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, car vous ordonnez le Ma’rouf (le bien), interdisez le Mounkar (le mal) et croyez en Allah.   Surah A li Imraan (3) verset 110

Un appel est lancé  aux Musulmans et aux non-Musulmans de faire appel au gouvernement pakistanais, pour utiliser sa position de médiateur dans le conflit Israël-Iran, pour solliciter la clémence du gouvernement américain.  

Soyons convaincues, cependant, que c’est Allah (swt) Seul qui peut décider de l’heure où Il décidera de permettre à Aafia de faire revoir sa famille et ses enfants.  Poursuivons toutefois nos petites initiatives en vue de sensibiliser les gens, et de mettre la pression sur les gouvernements américain et pakistanais. 

Ne pense point qu’Allah soit inattentif à ce que font les Zhalimoun (injustes). Il leur accordera un délai jusqu’au jour où leurs regards se figeront. Surah Ibrahim (14) verset 42 

Qu’Allah (swt) accorde à Aafia Siddiqui la force et la patience pour traverser ces épreuves.

Qu’Allah nous aide et nous guide.

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